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Casavant, Opus 433, 1910
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Saint-Timothée est implantée sur l'île de Salaberry, qui fait partie de l'archipel d'Hochelaga, dans le fleuve Saint-Laurent là où celui-ci se rétrécit pour former les rapides des Cèdres. Elle est située, à 63 km (39 milles) au sud-ouest de Montréal, dans la région administrative de la Montérégie.
Historique
Le territoire de cette ancienne municipalité était inclus dans la seigneurie de Beauharbois concédée le 12 avril 1729 par le roi (1715-1774) Louis XV (1710-1774) à Charles de La Boische, marquis de Beauharnois (1671-1749), gouverneur (1726-1746) de la Nouvelle-France, et à son frère Claude de Beauharnois de Beaumont (1674-1738). À la suite du décès de Charles de Beauharnois sans descendant, la seigneurie est réunie au domaine royal. Elle est alors concédée, le 14 juin 1750, à François de Beauharnois, marquis de La Ferté (1714-1800), fils aîné de Claude de Beauharnois de Beaumont.
Après la conquête en 1760, le 7 juin 1763, la seigneurie passe aux mains de Michel Chartier de Lotbinière (1723-1798) pour la somme de 10 000 $. Le 30 juillet 1795, celle-ci est vendue à un riche commerçant anglais, Sir Alexander Ellice (1743-1805). Il donne le nom d'Annfield à toute la seigneurie et la divise en plusieurs domaines qui reçoivent comme appellation le prénom des membres de sa famille. Saint-Timothée reçoit le prénom de sa fille Helen pour devenir « Helenstown ». Alexander Ellice meurt en 1805 et son fils aîné, William (1782-1822), hérite de la seigneurie. Un jour, celui-ci s'embarque pour l'Amérique du Sud et n'en revint jamais.
En 1817, Robert Ellice (1784-1856), troisième fils d'Alexander, apparaît comme héritier mais, en faits, entre 1817 et 1839, c'est Edward Ellice (1783-1863), second fils d'Alexander, qui prend charge du domaine. Retourné en Angleterre après l'Insurrection de 1838, il vend la seigneurie à un banquier de Londres du nom de Scott qui la revend aussitôt à une compagnie qu'il avait organisée, la London Land (North American Colonial Association of Ireland), pour la somme de 750 000 $. À la suite de la mauvaise administration de l'agent Colville, la famille Ellice reprend la seigneurie en 1851. Ils la gardèrent jusqu'au 8 décembre 1866 où elle est vendue à un groupe d'hommes d'affaires montréalais via la Montreal Investment Association pour la somme de 276 000 $. Elle est finalement vendue, en 1880, à la Montreal Investment Trust pour la somme de 240 000 $. Le régime seigneurial est aboli le 18 décembre 1854.
Le premier colon, un dénommé Bergevin dit Langevin, à s'installer à cet endroit, originaire de la Côte-de-Beaupré, arrive en 1780. Il est rejoint à la fin du XVIIIe siècle par quelques familles de telle sorte qu'en 1817, on dénombre quelque 60 familles.
La municipalité de paroisse Saint-Timothée-de-Beauharnois est érigée le 1er juillet 1845 pour être ensuite abolie le 1er septembre 1847 pour former la municipalité de comté de Beauharnois et est reconstituée le 1er juillet 1855. Le 29 septembre 1919, une municipalité de village est constituée à même le territoire de la paroisse. Le 25 avril 1990, ces deux municipalités fusionnent et la nouvelle entité obtient, le 8 juin 1994, le statut de "ville". Le 24 avril 2002, la ville fusionne avec celle de Grande-Île et celle de Salaberry-de-Valleyfield où elle devient un quartier de cette dernière.
L'église
En 1818, le seigneur Edward Ellice donne un terrain de six arpents pour la construction d'une église. Une première chapelle en pierre, 18 mètres (60 pieds) de longueur par 12 mètres (40 pieds) de largeur, y sera bâtie en 1819 de même qu'une sacristie et un presbytère en bois de 9,7 mètres (32 pieds) par 8,5 mètres (28 pieds). Dès les débuts, cette chapelle est desservie par l'abbé Antoine Manseau (1787-1866), curé (1817-1827) des Cèdres, puis à partir du 29 septembre 1822 par les abbés Pierre Clément (1788-1877) et François Labelle (1795-1865), curés (1819-1826 et 1826-1828) de Saint-Clément de Beauharnois. Le 17 août 1820, un conseil de fabrique est créé et les registres s'ouvrent en 1823. Elle est desservie par voie de mission de 1823 à 1829, date de la nomination de l'abbé Joseph Moll (1794-1857) comme premier curé résidant (1828-1832). L'érection canonique a lieu le 18 juillet 1829. En 1833, comme la population de la paroisse s'est passablement accrue, deux tribunes sont ajoutées dans la chapelle.
Le 18 février 1843, le conseil de fabrique autorise qu'une somme de 20 700 livres, ancien cours, soit accordée à François-Xavier Poitras pour fournir tout le bois nécessaire à la construction d'une première église. Les travaux de construction débutent le 27 mai 1844. La pierre angulaire est bénite et posée le 10 juillet 1844. Il est intéressant de noter que dans la construction de l'église, tout le travail a été exécuté, par corvée, par 492 volontaires. L'église est bénite le 18 novembre 1848 par Mgr Jean-Charles Prince (1804-1860), administrateur (1845-1852) du diocèse de Montréal.
De 1842 à 1858, le curé (1837-1876), l'abbé Joseph-Olivier Archambault (1805-1876), dessert la population de la Pointe-du-Lac, maintenant un quartier de la ville de Salaberry-de-Valleyfield. En 1854, des résidents de ce secteur demandent à Mgr Ignace Bourget (1799-1885), évêque (1840-1876) de Montréal, de créer une paroisse dans leur village. Le requête est acceptée et la paroisse Sainte-Cécile est érigée canoniquement le 1er février 1855, par détachement des paroisses Saint-Timothée-de-Beauharnois et Saint-Stanislas-de-Kostka. Le 6 mai 1855, les francs tenanciers de la nouvelle paroisse se réunissent au presbytère de Saint-Timothée pour nommer les membres du nouveau conseil fabrique de Sainte-Cécile qui allait devenir cathédrale lors de la création du diocèse de Valleyfield, le 5 avril 1892, par le pape (1878-1903) Léon XIII (1810-1903).
Trois cloches, fondues par la compagnie Mears, de Londres (Angleterre), sont bénites le 25 septembre 1859. L'église est consacrée le 17 octobre 1877 par Mgr Édouard-Charles Fabre (1827-1896), évêque (1876-1896) de Montréal. Le 31 décembre 1908, le feu, peut-être allumé par la fournaise de la sacristie, détruit l'église ne laissant que les murs calcinés. Les pertes sont estimées à 85 000 $ alors que les assurances ne couvrent que 35 000 $. Les offices religieux sont transférés dans les chapelles du couvent et du collège.
Le 3 janvier 1909, une requête est adressée à Mgr Joseph-Médard Émard (1853-1927), évêque (1892-1922) de Valleyfield, pour reconstruire l'église. Celle-ci est approuvée le 22 janvier et, le 20 mars, les plans de la nouvelle église, préparés par l'architecte Joseph-Ovide Turgeon (1875-1933), sont disponibles. Les travaux de construction sont confiés à l'entrepreneur Médéric Lamothe. Le coût est estimé à 68 000 $. Elle est bénite le 23 avril 1911 par Mgr Émard.
En 1962, des travaux de réparation sont effectués à la toiture de l'église et du clocher au coût de 50 000 $. De nouveaux travaux de rénovations ont lieu en 2010. Le 10 mars 1966, le conseil de fabrique décide d'enlever la chaire qui menace de tomber. L'église est consacrée en 1986 par Mgr Robert Lebel (1924-2015), évêque (1976-2000) de Valleyfield.
L'édifice prend la forme d'une croix latine avec choeur en saillie et abside en hémicycle. L'extérieur est recouvert de pierre. Les murs intérieurs et la voûte sont recouverts de plâtre. Le décor peint est une réalisation de Toussaint-Xénophon Renaud (1860-1946).
L'orgue
L'orgue est bénit et inauguré en même temps que l'église, le 23 avril 1911. Outre des réparations importantes effectuées en mars 1973 au coût de 1 555 $, l'orgue est dans son état original.
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St. Timothée is located on Salaberry Island, which is part of the Hochelaga archipelago, in the St. Lawrence River where it narrows to create the Cèdres Rapids. It is located 39 miles (63 km) southwest of Montréal, in the Montérégie administrative region.
History
The territory of this former municipality was included in the Beauharbois seigniory granted on April 12, 1729 by King (1715-1774) Louis XV (1710-1774) to Charles de La Boische, Marquis de Beauharnois (1671-1749), Governor (1726-1746) of New France, and his brother Claude de Beauharnois de Beaumont (1674-1738). Following Charles de Beauharnois's death without any descendant, the seigniory returned to the royal domain. It was granted, on June 14, 1750, to François de Beauharnois, Marquis de La Ferté (1714-1800), Claude de Beauharnois de Beaumont's eldest son.
After the 1760 Conquest, the seigniory was sold, on June 7, 1763, to Michel Chartier de Lotbinière (1723-1798) for the amount of $10,000. On July 30, 1795, it was sold to a rich English trader, Sir Alexander Ellice (1743-1805). He named the entire seigniory "Annfield" and divided it into several areas which were named after the first names of members of his family. St. Timothée received the first name of his daughter Helen to become “Helenstown”. Alexander Ellice died in 1805 and his eldest son, William (1782-1822), inherited the seigniory. One day, he sailed for South America and never returned.
In 1817, Robert Ellice (1784-1856), Alexander's third son, appeared as the heir but, in fact, between 1817 and 1839, it was Edward Ellice (1783-1863), Alexander's second son, who managed the domain. Returning to England after the 1838 Uprising, he sold the seigniory to a London banker named Scott who immediately sold it to a company he had established, the London Land (North American Colonial Association of Ireland), for the amount of $750,000. Following the misadministration of Agent Colville, the Ellice family took over the seigniory in 1851. They kept it until December 8, 1866 when it was sold to a group of Montréal businessmen via the Montréal Investment Association for the amount of $276,000. It was finally sold, in 1880, to the Montréal Investment Trust for the amount of $240,000. The seigneurial regime was abolished on December 18, 1854.
The first settler, a man named Bergevin aka Langevin, originally from Côte-de-Beaupré, arrived in 1780. He was joined at the end of the 18th century by a few families so that in 1817, there were some 60 families.
The parish municipality named St. Timothée-de-Beauharnois was established on July 1, 1845 and then abolished on September 1, 1847 to establish the Beauharnois county municipality and was reestablished on July 1, 1855. On September 29, 1919, a village municipality was established within the parish territory. On April 25, 1990, these two municipalities merged and the new entity was granted, on June 8, 1994, the "city" status. On April 24, 2002, the city merged with the one in Grande-Île and the one in Salaberry-de-Valleyfield to creste a now city where it became a district.
The Church
In 1818, landlord Edward Ellice donated six acres of land for the construction of a church. A first stone chapel, 60 feet (18 meters) long by 40 feet (12 meters) wide, was built in 1819 along with a sacristy and a wooden presbytery measuring 32 feet (9.7 meters) by 28 feet (8.5 meters). At first, this chapel was served by Fr Antoine Manseau (1787-1866), parish priest (1817-1827) of Les Cèdres, and, from September 29, 1822 by Fr Pierre Clément (1788-1877) and Fr François Labelle (1795-1865), the parish priests (1819-1826 and 1826-1828) of St. Clément in Beauharnois. On August 17, 1820, churchwardens were elected and the registers were opened in 1823. It was served as a mission from 1823 to 1829, the date of the appointment of Fr Joseph Moll (1794-1857) as the first resident parish priest (1828-1832). The canonical erection took place on July 18, 1829. In 1833, as the population of the parish had increased significantly, two galleries were added in the chapel.
On February 18, 1843, the churchwardens authorized the payment of 20,700 pounds, former currency, to François-Xavier Poitras for all the required wood for the construction of a first church. Construction work began on May 27, 1844. The cornerstone was blessed and laid on July 10, 1844. In the construction of the church, all the work was carried out, by corvée, by 492 volunteers. The church was blessed on November 18, 1848 by Mgr Jean-Charles Prince (1804-1860), administrator (1845-1852) of the Montréal diocese.
From 1842 to 1858, the parish priest (1837-1876), Fr Joseph-Olivier Archambault (1805-1876), served the population of Pointe-du-Lac, now a district in the city of Salaberry-de-Valleyfield. In 1854, residents of that area asked Ignace Bourget (1799-1885), bishop (1840-1876) of Montréal, to establish a parish in their village. The request was accepted and the St. Cécile parish was canonically established on February 1, 1855, with territoty taken from St. Timothée-de-Beauharnois and St. Stanislas-de-Kostka parishes. On May 6, 1855, the the new parish residents met at the St. Timothée presbytery to elect St. Cécile churchwardens. This new parish will become a cathedral when the Valleyfield diocese was established on April 5, 1892, by Pope (1878-1903) Leo XIII (1810-1903).
Three bells, cast by the Mears company, of London (England), were blessed on September 25, 1859. The church was consecrated on October 17, 1877 by Édouard-Charles Fabre (1827-1896), bishop (1876- 1896) of Montréal. On December 31, 1908, the fire, possibly initiated by the furnace in the sacristy, destroyed the church, leaving only charred walls. Loss was estimated at $85,000 while insurance only covered $35,000. Religious services were transferred into the convent and the college chapels.
On January 3, 1909, a request was sent to Joseph-Médard Émard (1853-1927), bishop (1892-1922) of Valleyfield, to rebuild the church. This was approved on January 22 and, on March 20, the plans for the new church, prepared by architect Joseph-Ovide Turgeon (1875-1933), were approved. The construction work was entrusted to contractor Médéric Lamothe. The cost was estimated at $68,000. It was blessed on April 23, 1911 by Bishop Émard.
In 1962, repair work was carried out on the roof of the church and on the bell tower at a cost of $50,000. Additional renovation work took place in 2010. On March 10, 1966, the churchwardens decided to remove the pulpit which was threatening to collapse. The church was consecrated in 1986 by Robert Lebel (1924-2015), bishop (1976-2000) of Valleyfield.
The building presents a Latin cross floor plan with a protruding chancel and a semicircular apse. Exterior walls are covered in stone. The interior walls and the vault are covered with plaster. The painted decoration is the work of Toussaint-Xénophon Renaud (1860-1946).
The Organ
The organ was blessed and inaugurated on the same day as the church was, on April 23, 1911. Besides important repairs carried out in March 1973 at the cost of $1,555, the organ is original.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Mélodie | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | 1Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Doublette | 2' | Hautbois | 8' | |
| Mixture | III | Tremolo | ||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte | 16' | Bourdon | 16' |
| 1 | à partir du deuxième DO / From tenor C |