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Casavant, Opus 699, 1917 / Guilbault-Thérien, 1991
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La cathédrale Saint-Michel, étant devenue trop petite pour accueillir tous les paroissiens, plusieurs gens les plus éloignés cessent peu à peu la pratique dominicale dont ceux du quartier sud de la ville. Le 24 mai 1909, Mgr Paul LaRocque, évêque de Sherbrooke, signe le décret d'érection canonique de la paroisse Immaculée-Conception et nomme, le 29 août suivant, l'abbé Alguéric Bussière comme premier curé.
En 1909 et 1910, le sous-sol de l'église et le presbytère se construisent selon les plans et devis de l'architecte Louis-Napoléon Audet (1881-1971), de Sherbrooke. La première messe se célèbre dans le sous-sol de l'église à Noël 1910. La firme Bonin & Lefèvre se charge alors d’exécuter les travaux. Le sous-sol demeurera lieu de culte jusqu'en 1932.
L'architecture extérieure
À la fin de 1930, la construction de l'église supérieure débute selon les plans et devis de l'architecte Joseph-Aimé Poulin (1889-1952), de Sherbrooke. Les travaux de construction sont confiés à l'entrepreneur François-Xavier Lambert (1889-1952), de La Pocatière. La première messe se célèbre dans l'église le 8 juin 1932 et la bénédiction du nouveau temple a lieu le 24 juillet 1932, par Mgr Alphonse-Ozias Gagnon, évêque de Sherbrooke. Le bâtiment fait de granit blanc est massif et robuste. Il adopte la forme d'une croix latine avec choeur en saillie et abside en hémicycle. Il mesure 61 mètres (200 pieds) de longueur, 30,5 mètres (100 pieds) de largeur et les tourelles s’élèvent à 34,4 mètres (113 pieds) de hauteur. Le plan général comprend de larges transepts et des bas-côtés. Des parties octogonales, en saillie, abritent les confessionnaux. Des arcatures stylisées découpent toutes les fenêtres en ogive, sauf celles des tours qui sont rectangulaires. La façade composée d’une tour centrale surmontée d’une croix et flanquée de deux tourelles octogonales attire l’attention. Un témoin de l’époque affirme que ces deux tourelles rappellent la « Tour d’Ivoire » et la « Tour de David ». Entre des contreforts en escaliers, la porte centrale, la fenêtre du jubé et la chambre des cloches forment un ensemble bien équilibré où les arcs en ogive et les motifs tréflés expriment le langage gothique. D’ailleurs, cette façade comporte des similitudes avec l’église Saint-Louis-de-France (construite du temps où Poulin travaillait chez Louis-Napoléon Audet) et la cathédrale Saint-Michel que construira Audet en 1957.
L'architecture intérieure
Dans la décoration intérieure, Joseph-Aimé Poulin (1889-1952) se distingue de son professeur, Jean-Baptiste Verret (1867-1902). La sobriété et l’efficacité des lignes gothiques, rendues possibles grâce à l’agencement du plâtre et de la pierre, y sont remarquables. La voûte prend la forme d'un arc brisé. Les arcs en ogive de la nef retombent sur de grands anges de plâtre portant les phylactères sur lesquels sont inscrites les litanies de la Sainte Vierge. Les piliers qui délimitent les bas-côtés supportent des arcades de pierre finement nervurées. Des arcs de pierre ponctuent également toutes les fenêtres ainsi que les portes. Une large fenêtre centrale et des fenêtres latérales éclairent chacun des transepts qui logent des tribunes. Aujourd’hui, tous les bancs convergent vers la croisée de la nef et des transepts où l’autel s’élève sur une plateforme. Après l’interruption des transepts, les bas-côtés se poursuivent jusqu’au sanctuaire pour abriter les chapelles de la sainte Vierge et de saint Joseph. Dans le chœur, où l’éclairage naturel est plus faible, les effigies des quatre évangélistes sont finement sculptées sur les colonnes de l’arc de la voûte. Les nervures de cette dernière retombent sur des têtes d’anges de pierre, dont les regards convergent vers le maître-autel.
Le mobilier
Le mobilier unifié est un réel travail d’ébénisterie. Le maître-autel marie les styles gothique et art déco. Huit anges élancés soulèvent une couronne au-dessus du tabernacle. Les dais qui abritent à gauche la Vierge et à droite Marie-Madeleine sont cousus de fines dentelles sculptées dans le bois. Le dais qui abrite le Christ en croix, au centre de l’autel, arbore le symbole du pélican. La Vierge de Lourdes trône tout en haut du retable. Cette statue, commandée par Mgr Esdras-Arsène Goyette, second curé et un passionné d’art, à un ami italien. D’autres statues également surmontées de dais ornent le sanctuaire : sainte Élizabeth de Hongrie et saint Gérard (à gauche), ainsi que sainte Maria Gorreti et saint Charles Garnier (à droite). Malheureusement, elles sont moins visibles de la nef. Par ailleurs, on accède à la chaire, magnifique ouvrage sculpté dans le bois de chêne et dominé par un abat-son aux fins rayons, par une ouverture pratiquée dans le mur du sanctuaire. Cette disposition évite d’obstruer la vue des paroissiens.
Les modifications
En 1952, le sous-sol de l'église est réaménagé afin de fournir des locaux à divers organismes. L'église est consacrée le 10 octobre 1954 par Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke. Au cours de son histoire, l’église subit des dommages causés par des incendies. Dans la seule année 1960, deux feux se déclarent : un en juillet, sur la toiture, causé par une maladresse d’un employé, et en août, dans le clocher, causé par une défectuosité électrique. Le saccage et le vandalisme du sous-sol et de l'église survenus le 18 décembre 1989 se terminent par un incendie dans la sacristie qui provoque des dommages évalués à 500 000 $. Par ailleurs, en 1997, l’église profite d’une cure de rajeunissement : les infiltrations d’eau sont colmatées dans le clocher; les imperfections de la maçonnerie de la façade et des tours sont corrigées; les marquises des portes sont remplacées; la toiture de cuivre est remise à neuf.
En 2009, la paroisse voisine, Christ-Roi, est dissoute et son territoire se voit annexé à la paroisse Immaculée-Conception.
L'orgue
À l'origine, la paroisse se dote d'un orgue construit par la firme Odilon Jacques, de Saint-Hyacinthe.
Lorsque l'église voisine, Christ-Roi, ferme ses portes au culte en mai 2006, la fabrique de l'Immaculée-Conception achète l'orgue pour remplacer l'orgue Jacques.
Le nouvel instrument est l'opus 699 de la maison Casavant Frères et date de 1917. Il avait été installé le 3 mai 1941 en l'église Christ-Roi où il a été restauré et agrandi par la firme Guilbault-Thérien en 1991 au coût de 74 000 $.
En 2007, la firme Orgues Létourneau, de Saint-Hyacinthe, est responsable pour le transfert de l'instrument en l'église Immaculée-Conception ainsi que pour la conception et la construction du nouveau buffet.
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St. Michael's Cathedral, being too small to accommodate all parishioners and people living outside established parishes, many of them stopped coming for the Sunday services. Among them were those living in the southern section of the city. On May 24th, 1909, Bishop Paul LaRocque, of Sherbrooke, signed the canonical erection of the Immaculate-Conception parish and appointed, on August 29th, Fr Alguéric Bussière as its first parish priest.
In 1909 and 1910, the basement of the church and the presbytery were built according to plans prepared by architect Louis-Napoléon Audet (1881-1971), of Sherbrooke. The first mass was celebrated in the church basement on Christmas 1910. The construction was entrusted to the Bonin et Lefèvre firm. The basement will remain as a place of worship until 1932.
Exterior Architecture
The construction of the upper church started at the end of 1930, based on plans prepared by architect Joseph-Aimé Poulin (1889-1952), of Sherbrooke. Construction was entrusted to François-Xavier Lambert (1889-1952), of La Pocatière. The first mass was celebrated in the church on June 8th, 1932, and its blessing took place on July 24th, 1932, by Bishop Alphonse-Ozias Gagnon, of Sherbrooke. The white granite building is massive and robust. It has the shape of a Latin cross with a protruding chancel and a semicircular apse. It measures 200 feet (61 meters) long, 100 feet (30.5 meters) wide and turrets going up to 113 feet (34.4 meters) high. The general floor plan includes wide transepts and side aisles. Protruding octagonal sections house the confessionals. All windows are pointed except in the towers where they are rectangular. The facade features a central tower crowned by a cross and flanked by two octagonal turrets. A witness of the era maintains that these two turrets are remainders of the « Ivory Tower » and « David's Tower ». Between the staircases located in the buttresses, the central door, the back gallery window and the bells room form a well-balanced group where pointed archways and trefoiled designs come from the gothic architecture. The facade shows similarities with St. Louis-de-France Church (built when Poulin worked with Louis-Napoléon Audet) and St. Michael's Cathedral built by Audet in 1957.
Interior Architecture
In the interior decoration, Joseph-Aimé Poulin (1889-1952) distinguished himself from his mentor, Jean-Baptiste Verret (1867-1902). The simplicity and effectiveness of the gothic lines are remarkable thanks to the layout of plaster and stone. The vault takes the form of a pointed arch. The nave's pointed archways rest on large plaster angels carrying phylacteries on which are inscribed the Virgin Mary litanies. The pillars delimiting the side aisles support finely veined stony archways. Stony archways are also present above all windows and doors. A large central window and lateral windows light each of the transepts which include galleries. Today, all pews face the transept crossing where the celebration altar is installed on a platform. After the transept break, side aisles lead to the Virgin Mary and St. Joseph chapels. In the chancel, where natural light is weaker, the four Evangelists are finely sculpted on vault archway columns whose groined rib rest on stony angels’ heads looking at the main altar.
The Furnishings
The furnishings are truly real woodworking masterpieces. The main altar combines both Gothic and Art Deco styles. Eight slender angels raise a crown above the tabernacle. The canopies housing on the left side the Virgin Mary and on the right side Maria Magdalena are covered with fine sculpted wooden lace. The central canopy housing the Crucifixion presents the pelican symbol. The Virgin from Lourdes sits enthroned at the top of the reredos. This statue was ordered by Msgr Esdras-Arsène Goyette, second parish priest and an art lover, to an Italian friend. Other statues also crowned by canopies adorn the chancel: St. Élizabeth of Hungary and St. Gérard (on the left side), as well as St. Maria Gorreti and St. Charles Garnier (on the right side). Unfortunately, they are less visible from the nave. The splendid oak sculpted pulpit, with its soundboard decorated with delicate rays, is accessed through an opening in the chancel wall. This layout avoids obstructing the parishioners' view.
The Modifications
In 1952, the church basement was reconfigured to provide rooms for various organizations. The church was consecrated on October 10th, 1954, by Archbishop Georges Cabana, of Sherbrooke. Over the years, the church was damaged by fires. Two fires occurred in 1960: one in July, on the roofing, caused by the clumsiness of an employee, and in August, in the steeple, caused by an electrical malfunction. Ransacking and vandalism in the church basement happened on December 18th, 1989, and ended up in a fire in the sacristy causing damage assessed at $500,000. In 1997, the church was restored: water leakages were stopped in the steeple; the facade and towers bricklaying defaults were corrected; the door canopies were replaced; the copper roofing was restored.
In 2009, the neighboring parish, Christ the King, was dissolved and its territory was incorporated into the Immaculate-Conception parish.
The Organ
A new organ, built by the Odilon Jacques firm, of St. Hyacinthe, was purchased for the new upper church.
When a neighboring church, Christ-Roi Church, closed its doors in May 2006, the churchwardens purchased their organ to replace the Jacques organ. The new instrument is Casavant's Opus 699 built in 1917 for a nuns' convent in Nicolet. In 1941, when the nuns decided to replace the instrument with a new one (Casavant's Opus 1678), the old one was transferred and installed in Christ-Roi Church, in Sherbrooke where it was restored and enlarged in 1991 by the Guilbault-Thérien firm at the cost of $74,000.
In 2007, the Orgues Létourneau organbuilding firm from St. Hyacinthe was responsible for transferring the instrument to Immaculée-Conception Church and for the design and construction of the new organcase.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Salicional | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte à cheminée | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Doublette | 2' | Flûte douce | 4' | |
| Fourniture | IV | Flûte | 2' | |
| Trompette | 8' | Cornet | II | |
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' | Montre | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Prestant | 4' |
| Trompette (GO) | 8' |