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Oka est une municipalité située à 50 kilomètres (31 milles) à l’ouest de Montréal, au confluent de la rivière des Outaouais et du lac des Deux-Montagnes. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de Deux-Montagnes dans la région des Laurentides.
Le mot Oka est un mot algonquin qui signifie « poisson doré ». Il évoque le nom d'un vieux chef algonquin.
Historique
Envoyés de Paris par le fondateur de leur compagnie, Jean-Jacques Olier, les premiers sulpiciens arrivent en Nouvelle-France en 1657 pour se fixer à Ville-Marie (Montréal) dont ils deviennent les seigneurs le 9 mars 1663. Sous la direction du sulpicien François Vachon de Belmont (1645-1732), une mission pour les Amérindiens se développe sur le site actuel Grand Séminaire de Montréal. Malheureusement, les ravages de l'alcool se font sentir chez des Amérindiens, à tel point qu'il faut songer à les éloigner des Français. En 1696, ils s'installent au Sault-au-Récollet qui avait été en grande partie défriché et exploité par des Amérindiens de langue iroquoise et algonquine, sous leur tutelle. La situation s'améliore mais, petit à petit, les choses se gâtent alors que le fléau de l'eau-de-vie refait surface. Les sulpiciens souhaitent alors laisser les terres aux nouveaux colons français et poursuivre leur mission d'évangéliser dans un territoire vierge, à l'extérieur l'île de Montréal.
Dès 1716, il est question de transporter la mission aussi loin que possible. Le 17 octobre 1717, le gouverneur Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil et l'intendant Michel Bégon concède aux sulpiciens la propriété d'un nouveau territoire, la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes. Cette concession est ratifiée par le roi Louis XV le 27 avril 1718. Elle sera agrandie par deux fois, en 1733 et en 1735 pour atteindre 20 km (12 milles) de front sur la rivière des Outaouais et 20 km (12 milles) en profondeur. Elle est située entre les seigneuries des Mille-Îles et d'Argenteuil. Certaines sources documentaires affirment qu'on aurait alors promis aux autochtones « des terres bien à eux » afin de les motiver à se déplacer dans la seigneurie. Ils consentent à leur déplacement, et une fois les installations prêtes, la mission du Lac-des-Deux-Montagnes est officiellement ouverte en février 1721. Le sulpicien Maurice Quéré de Tréguron (1663-1754) se voit confier la responsabilité d'y organiser un village.
Entre 1721 et 1735, plusieurs bâtiments sont érigés dont une chapelle qui est transportée en provenance du Sault-au-Récollet. En 1727, la décision est prise de déménager la mission à 1,5 km (1 mille) de l'emplacement initial. En 1728, la chapelle est déménagée et les travaux débutent pour couvrir la façade en pierre. Un fort en bois de 61 mètres sur 122 mètres (200 pieds sur 400 pieds) est érigé en 1731 tandis que l'église et le presbytère sont terminés en 1732. L'église mesure 29 mètres (96 pieds) sur 13 mètres (42 pieds). Ornée des grands tableaux descendus des chapelles du Calvaire, elle demeure simple et modeste, ayant à son maître-autel le tableau de l'Annonciation peint en 1736 par Nicolas Lefebvre. Le fort de bois est remplacé par un fort en pierre en 1741.
La région connait un développement important avec la mise en place du Calvaire d'Oka. Construit entre 1740 et 1742 sous la supervision du sulpicien Hamon Guen (1687-1761), ce lieu de culte, comprenant quatre oratoires et trois chapelles, est consacré à l'éducation des Amérindiens à la Passion du Christ. Pour ce faire, les Sulpiciens rapportent sept peintures de France dans le but de leur inculquer les valeurs de la chrétienté à l'aide de ces images - une tradition qui remonte au Moyen-Âge. Ces peintures sont par la suite transférées à l'intérieur de l'église vers 1776. Pour les remplacer, on confie à François Guernon dit Belleville (1739-1817) la reproduction de ces mêmes oeuvres sur des bas-reliefs.
L'église
Vers les années 1860, les Sulpiciens concèdent des terres à des colons blancs et la mission du Lac-des-Deux-Montagnes prend le nom d'Oka en 1867. Une paroisse est canoniquement érigée le 14 novembre 1874. Dans la nuit du 14 au 15 juin 1877, un incendie majeur ravage l'église, le presbytère et plusieurs bâtiments situés à proximité. Quatre jours plus tard, une douzaine d'Iroquois Mohawks sont arrêtés et accusés de déprédation. Lors de cette tragédie, plusieurs chefs d'oeuve qui étaient conservés à l'intérieur de l'église sont quand même sauvé. Grâce à ces actions, l'orfèvrerie et les travaux sont arrachés à la proie des flammes. Les livres de comptes nous apprennent que l'intérieur et l'extérieur de l'église avaient été restaurés. Entre 1818 et 1819, une somme de 3 209 livres est payée à un nommé Quévillon pour des travaux de sculpture. Vers 1833, les boiseries de la sacristie avaient été restaurées et, en 1875, le peintre Ernest Cleff avait couvert les murs intérieurs de plusieurs fresques et avait restauré quelques toiles.
Un projet de construction d'une nouvelle église est formulé dès 1878. Le sulpicien Jean-François Lacan (1822-1881) est responsable du projet, et ce, jusqu'à son décès en 1881. Le sulpicien Louis-Guillaume Leclerc (1837-1906) lui succède. L'élaboration des plans est confiée aux architectes Maurice Perreault (1857-1909) et Albert Mesnard (1847-1909). Les travaux de construction sont confiés à la maison Frappier et Boucher, de Montréal tandis que les travaux de menuiserie sont confiés à G. Ducharme ainsi qu'à Hyacinthe et Louis Trépanier, tous de Montréal. Les travaux débutent en 1879 par la bénédiction de la pierre angulaire le 27 juin par Mgr Édouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal, et se terminent en 1883. L'édifice, de style romano-byzantin moderne, a la forme d'une croix latine avec un choeur en saillie et abside en hémicycle. Il mesure 49 mètres (160 pieds) de long sur 20 mètres (65 pieds) de large dans la nef et 84 pieds (26 mètres) au niveau du transept. L'intérieur possède une voûte en plein cintre et contient des vitraux importés de France de la maison Champigneulle, au coût de 1 142 $, par la maison Raymond Beullac, de Montréal, et installés en mai 1882. En 1885, le coût total de construction de l'église, la sacristie comprise, est de 35 156 $.
Plusieurs ajouts sont réalisés au cours du XXe siècle. Le clocher de 90 pieds de hauteur comportant trois cloches - deux fondues en 1884 et la troisième en 1886 fabriquées par la firme Ernest Chanteloup de Montréal - est finalisé en 1907 selon les plans des architectes Louis-Alphonse Venne (1875-1934) et Perreault et les travaux sont réalisés par la maison Paquet et Godbout, de Saint-Hyacinthe, au coût de 3 000 $. Une chapelle est construite, au coût de 4 535 $, en 1908 pour faire contrepoids à la sacristie située du côté est de l'église. Elle renferme quatre tableaux dont trois sont anonymes et une Sainte-Famille daté de 1749 et réalisé par Jean-Charles Frontier (1701-1763). Dédiée à Kateri Tekakwitha, elle contient une sculpture de cette sainte réalisée par Jacques Bourgault (1940-2017) en 1991.
Fermée aux touristes entre 1873 et 1985, elle regagne en popularité au début des années 1990 sous l'impulsion du curé d'alors, le sulpicien Claude Grenier (1928-2008). Les sulpiciens assurent les fonctions curiales jusqu'en 1997.
L'église fait partie d'un site patrimonial reconnu par la municipalité depuis le 4 juin 2001.
Trésors
L'église se distingue par sa collection remarquable de peintures du XVIIIe siècle. Ces oeuvres, réalisées en France par Nicolas Lefebvre (ou Lefébure, 1669-après 1728), sont d'excellentes répliques de grands artistes européens tels que Pierre-Paul Rubens (1577-1640), Jean Jouvenet (1644-1717) et Nicolas de Poilly (1626-1686). À l'origine, ces peintures, relatant la Passion du Christ, étaient destinées au Calvaire d'Oka, mais elles ont été transférées dans l'église en 1776. Elles furent sauvées lors de l'incendie de 1877. Elles se retrouvent aujourd'hui sur les murs de la nef.
Plusieurs autres peintures sont rajoutées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par des artistes tels que Jean-Charles Frontier (1701-1763), Arthur Guindon (1864-1923) et Soeur Jérôme-de-la-Croix (Rose-Anna Desmarais, 1882-1953) alors que plusieurs autres demeurent anonymes. La sacristie compte cinq tableaux dont trois sont anonymes tandis que les deux autres sont des copies d'un tableau de Nicolas Poussin (1594-1665) et d'un Saint-Louis de Charles LeBrun (1619-1690).
À la fin des années 1920, le curé, le sulpicien Maximilien Lacombe (1883-1966), apporte plusieurs modifications. Il fait remplacer la toile de l'Annonciation, figurant à l'intérieur du choeur et peinte en 1736 par Nicolas Lefebvre, par une autre Annonciation de Soeur Jérôme-de-la-Croix. L'ancienne toile est placée dans le transept de droite de l'église. En 1932, l'artiste Guido Nincheri (1885-1973) est sélectionné pour réaménager l'aspect artistique de l'église. Il refait entièrement le choeur à l'exception de la toile de l'Annonciation et deux fresques datant de 1879.
L'église possède aussi plusieurs pièces d'orfèvrerie en argent massif de grande valeur datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi celles-ci, un ciboire de 1637 oeuvre de François Jacob, deux calices de 1684 oeuvres de Guillaume Loir, un encensoir et une navette (entre 1781 et 1792), un bénitier oeuvres de Joseph Schindler (?-1792), une aiguière baptismale (entre 1887-1895) oeuvre de L.J., ainsi que trois plateaux (entre 1887 et 1895) oeuvres de Hendery & Leslie. L'église possède une magnifique Vierge à l'Enfant - toujours en argent - créée en 1725 par Guillaume Loir et offerte officiellement en 1749 par Louis XV.
L'orgue
L'orgue Casavant, installé en 1900 et acquis au coût de 1 360 $, est resté essentiellement intact. Le pédalier est à traction tubulaire-pneumatique. Le Bourdon 16' de la Pédale emprunte 15 notes à la Mélodie 8'; on peut les jouer sur le clavier du Grand-Orgue au moyen du tirant "Grand-Orgue Bourdon 16". Bien que la plaque d'identification de l'instrument indique "No. 112", le registre de la maison Casavant et le contrat définitif portent la mention "No. 113". Il est inauguré le 19 mars 1900 par Alphonse Lavallée-Smith, organiste et compositeur de Montréal.
Une soufflerie électrique est ajoutée en 1926. En 1974, Jean-Paul Laliberté répare le mécanisme du pédalier et l'instrument est rénové en 1981 par François Caron.
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Oka is a municipality located 31 miles (50 km) west of Montreal, in the confluence of the Outaouais River and the Lake of Two-Mountains. It is part of the Regional County municipality of Two-Mountains in the Laurentides region.
Oka word is an Algonquin word meaning 'golden fish'. It recalls the name of an old Algonquin leader.
History
Sent from Paris by the founder of their congregation, Jean-Jacques Olier, the first Sulpicians arrived in New France in 1657 to settle in Ville-Marie (Montréal) where they became the landlords on March 9th, 1663. Conducted by Sulpician François Vachon de Belmont (1645-1732), a mission for members of the First Nations developed on the actual site of Montréal's Grand Seminary. Unfortunately, alcohol-related harm struck the members of the First Nations in such a way that it was necessary to plan their transfer away from the Frenchmen. In 1696, the mission settled in Sault-au-Récollet which had been cleared to a great extent and exploited by Iroquois and Algonquin-speaking members of the First Nations, under their supervision. The situation improved but, little by little, things went wrong as alcohol-related incidents surfaced again. The Sulpicians wished to leave the area to the new French settlers and to pursue their mission to evangelize in a virgin territory, outside the island of Montréal.
As early as 1716, it was planned to move the mission as far as possible. On October 17th, 1717, Governor Philippe de Rigaud, Marquis of Vaudreuil and treasurer Michel Bégon granted the Sulpicians the ownership of a new territory, the seigniory of Lac-des-Deux-Montagnes. This concession was ratified by King Louis XV on April 27th, 1718. The territory was twice extended, in 1733 and in 1735 to reach 12 miles (20 km) facing the Outaouais River and 12 miles (20 km) inland. It was located between the Thousand Islands and Argenteuil seigniories. Documentary sources mentioned that members of the First Nations were promised « lands definitely belonging to them » to motivate them to move into the seigniory. They approved their move and when installations in their new location were ready, the Lac-des-Deux-Montagnes mission was officially opened in February 1721. Sulpician Maurice Quéré de Tréguron (1663-1754) was charged with the responsibility of organizing a village.
Between 1721 and 1735, several buildings were erected including a chapel which was moved from Sault-au-Récollet. In 1727, it was decided to move mission 1 mile (1,5 km) east of the initial site. In 1728, the chapel was moved and works started to cover the facade with stone. A 200-foot by 400-foot (61-meter by 22-meter) wooden fort was erected in 1731 while the church and the presbytery were completed in 1732. The church measured 96 feet (19 meters) on 42 feet (13 meters). Decorated with large painting coming from the Calvary chapels, it remained simple and modest with a painting of the Annunciation dating from 1736 by Nicolas Lefebvre overhanging the main altar. The wooden fort was replaced with a stony fort in 1741.
The region expanded with the installation of the Oka Calvary. Built between 1740 and 1742 under the supervision of Sulpician Hamon Guen (1687-1761), this place of worship, consisting of four oratories and three chapels, was dedicated to the education of First Nations people in the Passion of Christ. In order to do that, Sulpicians brought back seven paintings from France with the intention of using them to teach Christendom values - a tradition going back up to the Middle Ages. These paintings were later transferred into the church by 1776. To replace them, François Guernon dit Belleville (1739-1817) was entrusted to reproduce the same paintings into bas-reliefs.
The Church
In the 1860s, the Sulpicians granted lands to white settlers and the Lac-des-Deux-Montagnes mission became Oka in 1867. A parish was canonically erected on November 14th, 1874. In the night from June 14th to the 15, 1877, a major fire destroyed the church, the presbytery and several buildings located nearby. Four days later, a dozen of Iroquois Mohawks were arrested and charged with depredation. During this tragedy, several masterpieces located inside the church were saved. Thanks to these actions, silver and masterpieces would have been destroyed by fire. The accounting books showed that both the interior and the exterior of the church had been restored. Between 1818 and 1819, 3,209 pounds was paid to an artist named Quévillon for sculptural works. The woodwork in the sacristy had been restored in 1833 and, in 1875, painter Ernest Cleff had covered the interior walls with several frescoes and restored some paintings.
A plan for the construction of a new church was set up in 1878. Sulpician Jean-François Lacan (1822-1881) was responsible for the project. He supervised the project until his death in 1881 when he was replaced by Sulpician Louis-William Leclerc (1837-1906). The church plans were entrusted to architects Maurice Perreault (1857-1909) and Albert Mesnard (1847-1909). Construction works were entrusted to the Frappier and Boucher firm, from Montréal while carpentry works are entrusted to G. Ducharme and to Hyacinthe and Louis Trépanier, all from Montréal. Works started in 1879 with the blessing of the cornerstone on June 27th by Archbishop Édouard-Charles Fabre, of Montréal, and were completed in 1883. The building, in modern romano-Byzantine style, has the form of a Latin cross with a protruding chancel and a semicircular apse. The building is 160 feet (49 meters) long on 65 feet (20 meters) wide in the nave and 84 feet (26 meters) wide in the transept. The interior has a semicircular vault and contains stained glass windows imported from the Champigneulle firm in France, at the cost of $1,142, by the Raymond Beullac firm, of Montréal, and installed in May 1882. In 1885, the total building cost of the church, including the sacristy, was $35,156.
Several additions were made in the 20th century. The 90-foot-high steeple including three bells - two cast in 1884 and the third in 1886 fabricated by Ernest Chanteloup firm, of Montréal - was completed in 1907 according to plans by architects Louis-Alphonse Venne (1875-1934) and Perreault and works were carried out by the Paquet and Godbout firm, of St. Hyacinthe, at the cost of $3,000. A chapel was built, at the cost of $4,535, in 1908 to counterbalance the sacristy located on the other side of the church. It contains four paintings among which three are from anonymous artists and a Holy Family dated in 1749 by Jean-Charles Frontier (1701-1763). Dedicated to Kateri Tekakwitha, it contains a sculpture of this saint carried out by Jacques Bourgault (1940-2017) in 1991.
Closed to tourists between 1873 and 1985, it regained in popularity early in the 1990s at the parish priest's instigation, Sulpician Claude Grenier (1928-2008). Sulpiciens assumed parish duties until 1997.
The church is now classified as a municipal heritage site since June 4th, 2001.
Treasures
The church distinguishes itself by its remarkable collection of paintings from the 18th century. These paintings, executed in France by Nicolas Lefebvre (or Lefébure, 1669 - after 1728), are of very good copies of famous European artists such as Pierre-Paul Rubens (1577-1640), Jean Jouvenet (1644-1717) and Nicolas de Poilly (1626-1686). Originally, these paintings, relating to the Passion of Christ, were intended for the Oka Calvary, but they were transferred into the church in 1776. They were saved during the fire of 1877. They now hang on the nave walls.
Several other paintings were added at the end of the 19th century and at the beginning of the 20th century by artists such as Jean-Charles Frontier (1701-1763), Arthur Guindon (1864-1923) and Sister Jérôme-de-la-Croix (Rose-Anna Desmarais, 1882-1953) while several others remain anonymous. The sacristy contains five paintings among which three are from anonymous artists while the two others are copies of a painting by Nicolas Poussin (1594-1665) and a St. Louis by Charles LeBrun(1619-1690).
At the end of the 1920s, the parish priest, Sulpician Maximilien Lacombe (1883-1966), brought several modifications. He replaced the Annunciation painting, located in the chancel and painted in 1736 by Nicolas Lefebvre, by another Annunciation by Sister Jérôme-de-la-Croix. The former painting was transferred into the right transept of the church. In 1932, artist Guido Nincheri (1885-1973) was selected to revise the church's artistic merit. It entirely revised the chancel except for the Annunciation painting and two frescoes dating from 1879.
The church also owns several valuable solid silverware dating from the 17th and 18th centuries. Among these, a 1637 ciborium by François Jacob, two 1684 chalices by Guillaume Loir, a censer and an incense boat (between 1781 and 1792), a stoup by Joseph Schindler (?-1792), a baptismal ewer (between 1887 and 1895) by L.J., as well as three trays (between 1887 and 1895) by Hendery and Leslie. The church has a splendid Virgin to the Child - in silver - created in 1725 by Guillaume Loir and officially given in 1749 by Louis XV.
The Organ
The Casavant organ, installed in 1900 and purchased at the cost of $1,360, is mainly in original condition. The Pédale key action is tubular-pneumatic. The Pédale Bourdon 16', which borrows 15 pipes from the Mélodie 8', is available on the Grand-Orgue when the "Grand Orgue Bourdon 16" is drawn. Although the name plate reads "No. 112", the Casavant opus list and the original contract indicate that it is really "No. 113". It was inaugurated on March 19th, 1900, by Alphonse Lavallée-Smith, a Montréal organist and composer.
An electric ventilator was installed in 1926. In 1974, Jean-Paul Laliberté repaired the pedal action and the instrument was renovated in 1981 by François Caron.
Grand Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Bourdon | 8' | |
| Montre | 8' | Salicional | 8' | |
| Mélodie | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Dulciane | 8' | Flûte harmonique | 4' | |
| Prestant | 4' | Hautbois | 8' | |
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |