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Jouvre 1994
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L'abbaye Notre-Dame est une abbaye bénédictine traditionnaliste située à Fontgombault dans l'Indre, département créé lors de la Révolution le 4 mars 1790 à partir de l'ancienne province du Berry et une partie du Poitou, de la Marche et de la Touraine. Cette abbaye fait partie de la congrégation bénédictine de Solesmes dont le berceau fut l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes (Sarthe), relevée par Dom Prosper Guéranger en 1833, alors que la vie bénédictine avait été dispersée par la tourmente révolutionnaire. Elle est un des joyaux de l'art roman avec un chevet au déambulatoire et chapelles rayonnantes aux proportions parfaites. Cette abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.
Vers l'an 1000, un ermite, Gombaud, vivait dans les grottes de la rive gauche de la Creuse près d'une fontaine à laquelle il donne son nom. Devant l’afflux important de disciples désireux de vivre l’ascèse, Pierre de l’Étoile (Petrus a Stella) crée, en 1091, sur la rive droite de la Creuse face à la fontaine à Gombaud, une communauté soumise à la Règle de saint Benoît et en devient l’Abbé. Il meurt quelques années plus tard, en 1114, d’ergotisme. Durant son abbatiat, il débute l'édification la vaste et belle église abbatiale qui sera achevée et consacrée en 1141 et qui devint la plus importante du Bas-Berry après celle de Déols.
Aux XIIe et XIIIe siècles, l'Abbaye se développe considérablement avec la fondation de plusieurs pieurés. Le milieu du XIVe siècle marque le début d'une période particulièrement sombre de l'histoire de France. Ce fut d'abord l'apparition foudroyante de la peste noire, suivie bientôt de la première phase (1337-1369) de la guerre de Cent-Ans avec son cortège de désordres. L'Église se trouve elle-même éprouvée par le Grand Schisme, de 1378 à 1417. Au cours d'une deuxième phase de la guerre de Cent-Ans (1369-1380), l'église abbatiale est incendiée, son fort et ses bâtiments conventuels sont occupés jusqu'en 1372 par les Anglais puis par les Bretons et ce, malgré sa transformation en véritable forteresse avec tourelles, mâchicoulis, archères et fossés. Avec la fin de la guerre de Cent-Ans en 1453, la deuxième moitié du XVe siècle sera consacré à la restauration générale de l'abbaye et de nombreux étangs sont creusés contribuant ainsi, avec les abbayes de Saint-Cyran et de Méobecq, au développement de la pisciculture dans la Brenne.
Le XVIe siècle apporta son lot d'événements. Tout d'abord, dans le cadre d'une élection abbatiale, son trésor est pillé, en janvier 1500, par des mercenaires à la solde de la famille de François de Sully, un prétendant au poste d'Abbé. Le trésor fut retourné en vertu d'un accord survenu le 15 février 1501 et François de Sully s'engagea à quitter la dignité abbatiale. Le 18 août 1516, le pape Léon X promulgue le Concordat qui accorde au roi de France, François 1er, le droit de nommer les évêques et les abbés : c'est le début de la commende, institution qui consiste à imposer à des maisons monastiques des abbés séculiers. Cette institution sera maintenue jusqu'à la fin de l'Ancien Régime (1789). Puis survinrent les guerres de religion, série de huit conflits qui ravagèrent la France de 1562 à 1598, où s'opposaient catholiques et protestants, appelés aussi huguenots. En août 1569, malgré ses bonnes murailles, ses tours et ses fossés ainsi qu'une résistance acharnée, l'abbaye fut prise, pillée puis incendiée par les Calvinistes. L'armée protestante resta maîtresse de la région, dévastant les campagnes et s'en prenant spécialement aux églises et chapelles. Lors d'une bataille, les protestants sont défaits le 3 octobre 1569 et se retirent de la région.
La tourmente passée, les moines rentrent dans leur abbaye dévastée. La démolition de l'église, jugée parfaitement inutile, est même évitée de justesse. De 1571 à 1686, l'abbaye est placée sur l'autorité d'un abbé confidentiaire qui n'est en effet qu'un prête-nom tout dévoué aux intérêts des laïcs qui, grâce à leur complicité, sont les vrais maîtres de l'abbaye et s'en approprient les revenus.
En 1674, Dom Nicolas Andrieu est élu "Grand Prieur" de l'abbaye. Tout en assurant la réforme spirituelle de l'abbaye, il entreprend la restauration des bâtiments. Du décès de Dom Andrieu an 1705 jusqu'en 1741, on assiste à un déclin de la communauté de sorte que, le 5 octobre 1741, à la suite de la décision de l’archevêque de Bourges, Mgr Frédéric Jérôme de Roye de la Rochefoucauld, la communauté des Bénédictins, réduite à quatre moines, est officiellement remplacée par des "Prêtres de la Mission" ou Lazaristes. Ces derniers fondent alors un petit séminaire, lancent des missions dans la région, établissent des petites écoles pour les classes pauvres tout en assurant la cure de Fontgombault. À la suite de fermeture du petit séminaire en 1751, les activités des Lazaristes sont réduites de façon significative de sorte que la décision de retrait est envisagée dès 1776 et devient officielle en mai 1779. Ce départ marque le début de la prise en charge de l'abbaye par les Sulpiciens et de son administration au profit des séminaires du diocèse de Bourges.
À la Révolution, le clergé abandonne, le 4 août 1789, la perception des dîmes alors que le 2 novembre suivant, l'Assemblée nationale décrète que les biens du clergé seraient "mis à la disposition de la Nation". Dépouillée de son ameublement qui fut vendu le 14 juin 1790, les bâtiments conventuels, sauf l'église abbatiale qui est laissée à l'abandon, sont vendus, le 2 juillet suivant, à Louis-Hippolyte Guillère, pour la somme de 14 350 livres pour en faire sa résidence. Quant à l'église abbatiale, il s'en portera acquéreur le 27 février 1798 et transforma celle-ci en carrière de pierres. L'Abbaye appartiendra à trois familles (Hippolyte Guillère 1791-1813, Pierre Chantagay 1813-1832 et François-Alexis Remérand (1832-1849) avant d'être rachetée par les moines Trappistes qui vinrent de Bellefontaine et de Melleray en 1849. Ce rachat est le résultat de l'intérêt des archéologues pour Fontgombault principalement Charles de Chergé et Prosper Mérimée, inspecteurs des Monuments historiques. L'État ne pouvait aucunement contribuer à la restauration de l'Abbaye tant qu'elle appartiendrait à un particulier. Une première offre d'achat fut présentée en 1846 mais, devant le prix exorbitant demandé, les projets de restauration devinrent ajournés. Le propriétaire accepta, le 15 août 1849, de vendre sa propriété aux Trappistes. Ils s'y installent à partir du 1er novembre 1849, afin de sauver de la destruction le vieux monastère qui sera officiellement inauguré le 21 mai 1850.
Avec le concours de l'abbé Pierre-Marie Lenoir, curé de la paroisse de Fontgombault, les moines entreprennent de nombreuses restaurations : chevet, transept, absidioles et couverture. Le prieuré de Fontgombault devint abbaye en mars 1859. La nef fut restaurée de 1889 à 1899. L'église abbatiale étant entièrement restaurée à la fin de l'été 1899, la dédicace en fut fixée au 5 octobre suivant. Toutefois, cette cérémonie sera interdite par le ministère sous peine des plus graves sanctions. Aidés par une colonie agricole, les moines défrichent également une grande partie des terres du monastère et reprennent en main le domaine. Afin de remonter les finances de l'Abbaye, les Trappistes créèrent, en 1899, une distillerie de kirsch. Cette petite industrie, florissante dans ses débuts, fut démantelée puis vendue à cause de la fermeture et de la dislocation du monastère en 1905.
En 1904, les lois anticongréganistes obligent les moines Trappistes à s'exiler aux États-Unis où ils construisirent le monastère Notre-Dame à Jordan (Orégon). Les religieux de Fontgombault qui ne sont pas partis, furent répartis dans diverses trappes cisterciennes de France. Le 10 mai 1905, Louis Bonjean, avocat à la cour d'appel de Paris, rachète la demeure monastique et ses dépendances pour la sauver d'une nouvelle destruction. Dès son arrivée à Fontgombault, Louis Bonjean améliore les conditions de vie des ouvriers, crée une fabrique de boutons, un journal ainsi qu'une école. Il meurt en octobre 1914 suite à des blessures de guerre.
De 1914 à 1918, les bâtiments sont aménagés en hôpital militaire pour les blessés de l'armée belge. De 1919 à 1948, un séminaire interdiocésain pour vocations tardives s'y établit dans une partie des bâtiments. Pendant trente ans, le séminaire Saint-Martin de Fontgombault forma des prêtres pour plusieurs diocèses. L'enseignement intensif et qualitatif lui permit d'obtenir une excellente réputation. Cependant, après la Deuxième Guerre mondiale, des établissements similaires ayant été créés, l'effectif des élèves a progressivement chuté et le séminaire a été obligé de fermer ses portes.
Le 11 septembre 1948, les bâtiments, restaurés par Dom Germain Cozien, Abbé de l’abbaye de Solesmes, redeviennent abbaye bénédictine avec l'installation de 22 moines venus de l'Abbaye de Solesmes. Le monastère devint prieuré le 15 janvier 1950 et abbaye le 15 août 1953. L'église restaurée est consacrée le 5 octobre 1954. L'activité monastique prenant de l'ampleur, plusieurs monastères sont fondés, celui de Notre-Dame de Randol (Auvergne) près de Clermont-Ferrand en 1971, celui de Sainte-Marie de Gricigliano en Italie en 1975 qui malheureusement fermera en 1989 par faute de recrutement, celui de Notre-Dame de Triors (Drôme) en 1984, Notre-Dame de Gaussan (Aude) en 1994, et Notre-Dame-de-l’Annonciation de Clear Creek (Oklahoma) aux États-Unis en 1999. Après avoir accepté la liturgie restaurée à la suite de Vatican II, dans le cadre d’une obéissance toute "solesmienne" au Siège apostolique, les moines de Fontgombault reprennent au cours des années 1970 l’Ordo missae tridentin de 1962 profitant de l’indult envers le rite de saint Pie V.
Les travaux de restauration de l'abbaye se poursuivirent avec l'achèvement de l'aumônerie, la restauration de la sacristie et du réfectoire, le remplacement de la verrière du grand pignon occidental dans l'église abbatiale et enfin la construction d'un grand orgue. Le 9e centenaire de l'Abbaye fut célébré en 1991.
Le 10 octobre 2013, l'Abbaye envoie 13 moines pour reprendre le flambeau de l'Abbaye Saint-Paul de Wisques (Pas-de-Calais), dont la communauté était vieillissante, désormais celle-ci adoptera la forme extraordinaire du rite Romain.
Architecture
L’abbatiale Notre-Dame de Fontgombault est d’architecture romane. Son plan en forme de croix latine est orienté, comme la plupart des églises chrétiennes, au sud-est vers Jérusalem et son chœur est légèrement désaxé sur la gauche. À noter que le plan de l’église abbatiale est assez similaire avec celui de l’église Saint-Nicolas de Blois, construite en 1138 en tant qu’abbatiale de Saint-Laumer.
Elle se caractérise par son chœur doté de doubles bas-côtés flanqué de cinq chapelles absidiales rayonnantes. Son abside se décompose en trois niveaux avec successivement : des grandes arcades, des arcatures ouvrant sur les combles, et surplombant l’ensemble, des fenêtres entourées d’arcades. Ces dernières laissent ainsi entrer beaucoup de lumière, tout comme les grandes baies situées en périphérie du déambulatoire.
Les murs latéraux du transept ne sont dotés que de deux grandes fenêtres et se remarquent par leur nudité. La nef se compose d’un vaisseau central et de bas-côtés avec une fenêtre à chacune des huit travées. Le portail de l’abbatiale est cintré par une succession d’archivoltes sur quatre rangées, mais n’est néanmoins pas surmonté d’un tympan.
L'église abbatiale mesure 80,4 mètres (263,8 pieds) de long à l'intérieur. Sa nef mesure 47,88 mètres (157,1 pieds) de long et ses transepts ont une largeur de 29,33 mètres (96,2 pieds). La voûte de la nef principale s'élève 17,6 mètres (57,7 pieds) sous clef et sa coupole s'élève à 22,7 mètres (74,5 pieds).
L'orgue
Cet instrument monumental a été construit par les moines de l'Abbaye sous l'égide de facteur Michel Jouve, de 1984 à 1994. Certains tuyaux de l'instrument ont été récupérés sur l'ancien orgue Cavaillé-Coll.
À l'origine, l’instrument a été conçu pour embrasser le répertoire européen baroque. Tout a été pensé en ce sens tant du point de vue de la composition que de la disposition architectonique des plans sonores. Un tel monument se devait de chanter et magnifier la liturgie bénédictine. Lors de sa création, le parti pris sonore fut celui de la discrétion et de l’effacement; cette vision tout à fait louable a obligé le facteur à nombre de compromis acoustiques et harmoniques donnant une image sonore plutôt neutre.
En 2012, après de longs et loyaux services, il fut jugé d'inscrire résolument l'instrument dans le style qui aurait du être le sien. L'Abbé Dom Jean Pateau demande alors au facteur Franck Bistocchi, de Saint-Paul-en-Cornillon (Loire), de revoir l'harmonisation de l'instrument. Celui-ci propose une vision radicalement opposée en donnant à chaque plan sonore toute la couleur et toute l’éloquence que la composition même faisait pressentir.
On connaît le rôle capital que joue la position de l’orgue dans un édifice dans la spatialisation des timbres. Dans ce cas-ci, l'orgue est situé à la croisée de transept, en fond de bras. Conséquemment, il a besoin d’une énergie considérable pour s’affranchir des multiples réflexions qui ont tendances à l’enfermer en ce lieu.
Le buffet et l’ordonnancement des façades obéissent aux grandes règles des buffets français, alliant élégance et proportion, tel qu’on peut le lire et le relever dans le traité de Dom Bedos de Celles, qui a servi à l’élaboration technique de cet instrument. Une dérogation à cet équilibre a été ajoutée avec beaucoup de finesse et de discrétion; il s’agit de la traditionnelle position en buffets posés au sol de la grande Pédale à l’allemande nordique. Ces deux extensions larges et discrètes, contiennent toute la Pédale hormis la Trompette et le Clairon qui sont sur le même plan que le Grand-Orgue.
Le Positif de dos est posé au sol, organisant les bouches des tuyaux à hauteur d’homme; cette disposition est peu commune, puisque la plupart des grandes orgues à la française sont en tribune, offrant à l’auditoire, une image sonore beaucoup plus homogène et proportionnée au Grand-Orgue. Si ce plan sonore conserve ses propriétés de composition classique, il devient acoustiquement un clavier de premier plan. Il faut noter que toutes les mutations et la Flûte 4' sont coniques renforçant ainsi le second et le troisième harmonique. Ce choix induit une image plutôt contrapuntique de cette synthèse telle qu'on pourrait l'entendre dans les orgues allemands ou flamands.
Le Grand-Orgue est tout à fait classique français, les tailles en sont larges et généreuses. Ces diapasons ont tendance à faire sonner la tierce donnant à ce plan une destination plutôt harmonique. Classique Français aussi, car à l’instar de ces frères illustres, Souvigny, Saint- Maximin, ce clavier est théâtral, en ce sens que ses couleurs et ses mélanges font écho aux sentiments ou à la nature de l’âme humaine avec un Cornet vif et altier, une Grosse Tierce rauque et mélancolique ou un Nasard débonnaire qui dialogueront avec le Cromorne du Positif plutôt railleur et mutin.
Le troisième clavier appelé Écho est expressif et inclus dans une boite à jalousies dont l’ouverture se fait contre le mur de l’édifice. On doit y voir une réminiscence du Brustwerk (Positif de poitrine) rhénan à volets refermables à souhait pour en étouffer le son et lui donner son rôle d’écho. En outre, sa composition même l’en rapproche grâce à la présence d’une Cymbale tierce, d’une Flute à biberon caractéristique de la facture normande et de la Régale à double cône. Ce clavier « expressif » ne se rapproche en rien de l’expression telle qu’on la conçoit dans l’orgue romantique.
Le quatrième clavier appelé Récit pourrait être apparenté au Kronwerk (clavier de couronne) de l’orgue allemand. Il couronne la tourelle majeure de buffet principal et prend son nom de Récit puisqu’il contient un Hautbois à la française et un Cornet composé.
La pédale est clairement allémanique, grande étendue, composition pyramidale des harmoniques et large Plein-Jeu de V rangs.
Les anches de de l’instrument ne sont pas clairement apparentées à une école. Les anches du Grand-Orgue ne possèdent pas les canons post classiques de Dom Bedos, tant par la forme des rigoles (ici à bec de canard) que par les tailles des résonateurs. Le Cromorne s'apparente à un Diapason étroit et suit une progression linéaire de la longueur des cônes contrairement au Cromorne français. La Bombarde, de faible taille, est en bois avec des anches type Silberman à larme conique et rigoles plombées.
Les 24 rangs de plein jeu de l’orgue, sont de structure harmonique hormis le Plein-Jeu d’Écho et de Pédale de type contrapuntique.
Face à la diversité du matériel sonore, le choix fut fait de mettre l’éloquence des tuyaux au service de l’unité de masse en inscrivant chaque plan dans le style dicté par la composition et la taille des tuyaux. Les grandes lignes de l'harmonisation ont été dictées avant tout pour la musique éminemment contrapuntique de Bach, en recherchant la clarté polyphonique; pour ce faire l’harmonie est assurément ascendante mais non linéaire, recherchant la clarté du bas médium riche harmoniquement, un dessin clair de la basse, et un chant puissant. Les lumières des tuyaux sont larges, les biseaux hauts pour les principaux et plutôt bas pour les flûtes; la lame d’air dirigée plutôt vers l’extérieur donnant une part importante et nécessaire aux transitoires.
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The Notre-Dame Abbey is a traditionalist Benedictine abbey in Fontgombault in the Indre department which was created at the Revolution on March 4th, 1790 from the former Berry province and parts of the Poitou, Marche and Touraine regions. This abbey belongs to the Solesmes Benedictine congregation founded in St. Pierre Abbey in Solesmes (Sarthe), restored by Dom Prosper Guéranger in 1833, while Benedictine life had been dispersed by the revolutionary turmoil. It is one of the jewels of Romanesque art with an apse in the ambulatory and radiant chapels in perfect proportions. This abbey was classified as historical monument in the 1862 list.
Around year 1000, a hermit, Gombaud, lived in the caves of the left bank of the Creuse River near a fountain to which he gave his name. Due to the large number of disciples eager to live asceticism, Pierre de l'Étoile (Petrus a Stella) created, in 1091, on the right bank of the Creuse River facing Gombaud's fountain, a community following St. Benedict's Rule and became its Abbot. He died some years later, in 1114, from ergotism. During his abbacy, he started the construction of the large and beautiful abbey church which will be completed and dedicated in 1141 and became the most important church of Lower-Berry after the Déols church.
In the 12th and 13th centuries, the Abbey developed itself considerably with the creation of several piories. The middle of the 14th century marks the beginning of a particularly dark period in the history of France. It was the devastating appearance of black plague, soon followed by the first stage (1337-1369) of the Hundred-Years war with its riots. The Church itself was struck by the Western Schism, from 1378 till 1417. During the second stage of the Hundred-Years War (1369-1380), the abbey church was burned down, its fort and its conventual buildings were occupied until 1372 by the English then by the Bretons and this, in spite of its transformation into a true fortress with turrets, machicolation, archeries and trenches. With the end of the Hundred-Years war in 1453, the second half of the 15th century was dedicated to the general restoration of the abbey and numerous ponds were dug contributing, with St. Cyran and Méobecq abbeys, to the development of the fish-farming industry in the Brenne region.
The 16th century brought its lot of events. First of all, in the Abbey electoral process, its treasure was ransacked, in January 1500, by mercenaries paid by François de Sully's family, a candidate as abbot. Treasure was returned due to an agreement signed on February 15th, 1501 and François de Sully promised to resign as abbot. On August 18th, 1516, pope Leon X issued a Concordat granting rights to the king of France, François 1st, to appoint bishops and abbots: it is the beginning of the commendatory abbots, an institution imposing secular abbots on monastic houses. This institution will be remain till the end of the Old Regime (1789). Then the wars of religion happened, a series of eight conflicts which devastated France from 1562 till 1598, which opposed Catholics to Protestants, also called Huguenots. In August 1569, in spite of its good walls, its towers and its trenches as well as a persevered resistance, the abbey was seized, ransacked then burned down by the Calvinists. The Protestant army remained in the region, devastating campaigns and mainly churches and chapels. In a battle, the Protestants were defeated on October 3rd, 1569 and left the region.
The turmoil over, the monks returned to their devastated abbey. The destruction of the church, considered perfectly useless, was barely avoided . From 1571 till 1686, the abbey is put under the authority of a confidentiaire abbot who is only a figurehead very devoted to the interests of the lay people which, thanks to their participation, are the true masters of the abbey and take in all incomes.
In 1674, Dom Nicolas Andrieu is elected the abbey's "Major Prior". While looking after the spiritual reform of the abbey, he undertook the restoration of the buildings. From Dom Andrieu's death in 1705 and until 1741, there was a decline in the community so that, on October 5th, 1741, Archbishop Frédéric Jérôme de Roye de la Rochefoucauld, of Bourges, decided to officially replace the Benedictine community, reduced to four monks, with "Mission Priests" or Lazarists. These founded a small seminary then, pursued missions in the region, established nursery schools for the poors while being in charge of the Fontgombault parish church. Following the closing of the small seminary in 1751, the Lazarist activities were considerably reduced and the closing decision, first considered in 1776, became official in May 1779. They were replaced by the Sulpicians and the abbey's administration benefits the Bourges diocesan seminaries.
At the Revolution, on August 4th, 1789, the church relinquished the perception of tithes while on the next November 2nd, the National Assembly announced that church properties would be put at the "Nation's disposal". Spare of its furniture which was sold June 14th, 1790, conventual buildings, except the abbey church which was left in the abandonment, are sold, on the next July 2nd, to Louis-Hippolyte Guillère, for 14,350 pounds to be used as his residence. As for the abbey church, he will purchase it on February 27th, 1798 and transformed it into a stony career. The Abbey will belong to three families (Hippolyte Guillère 1791-1813, Pierre Chantagay 1813-1832 and François-Alexis Remérand (1832-1849) before being bought back by the Trappist monks who came from Bellefontaine and from Melleray in 1849. This repurchase is the result from archaeologists' interest for Fontgombault mainly from Charles de Chergé and Prosper Mérimée, Ancient monuments inspectors. The State could not at all contribute to the restoration of the Abbey as long as it was owned by an individual. A first purchase offer was introduced in 1846 but, due to the asked usurious price, the restoration plans were deferred. The owner agreed, on August 15th, 1849, to sell to the Trappists. They arrived on November 1st, 1849 to save the old monastery from destruction; it was officially inaugurated on May 21st, 1850.
With the help of Father Pierre-Marie Lenoir, Fomtgombault parish priest, the monks undertook numerous restorations: apse, transept, absidioles and roof. The Fomtgombault priory became an abbey in March 1859. The nave has restored from 1889 till 1899. The abbey church being entirely restored at the end of the summer of 1899, the dedication was fixed on next October 5th there. Nevertheless, this ceremony was forbidden by the ministry on pain of the most serious sanctions. Helped by an agrarian colony, the monks also cleared a large section of the momnastery lands and took back control of the domain. To help the Abbey finances, the Trappists created a kirschwasser distillery in 1899. This small industry, flourishing from its beginning, was dismantled then sold when the monastery was closed in 1905.
In 1904, anticongregation legialation forced the Trappist monks into exile in the United States where they built the Notre-Dame monastery in Jordan (Oregon). The Fontgombault monks who did not leave, were divided among various cistercian monasteries in France. May 10th, 1905, Louis Bonjean, a Paris barrister, bought back the monastic residence and its dependency to save it from a new destruction. From his arrival in Fontgombault, Louis Bonjean ameliorated the living conditions of the workers, created a button facytory, a newspaper as well as a school. He died in October 1914 further to war wounds.
From 1914 till 1918, buildings are used as a military hospital for the injured men from the Belgian army. From 1919 till 1948, an interdiocesan seminary for late vocations was organized in some of the buildings. During thirty years, St. Martin of Fontgombault seminary formed priests for several dioceses. Intensive and qualitative education allowed it to acquire a very good reputation. However, after the Second World war, similar establishments having been created, the enrollment progressively fell and the seminary was obliged to close its doors.
On September 11th, 1948, buildings, restored by Dom Germain Cozien, Abbot of the Solesmes Abbey, became again a Benedictine abbey when 22 monks arrived from the Solesmes Abbey. The monastery became a priory on January 15th, 1950 and an abbey on August 15th, 1953. The restored church was dedicated on October 5th, 1954. The ever increasing monastic activities led to the creation of several monasteries: Notre-Dame of Randol (Auvergne) near Clermont-Ferrand in 1971, Sainte-Marie of Gricigliano in Italy in 1975 which unfortunately will close in 1989 by for lack of recrutiing, Notre-Dame of Triors (Drôme) in 1984, Notre-Dame of Gaussan (Aude) in 1994, and Notre-Dame-de-l'Annonciation of Clear Creek (Oklahoma) in the United States in 1999. Having accepted the restored liturgy following Vatican II, as part of an Solesmian obedience to the apostolic See, the Fontgombault monks, in the 1970s, reverted to 1962 tridentine Ordo missae following the indult towards St. Pius V ritual.
Abbey restoration works continued with the completion of the chaplaincy, the restoration of the sacristy and the refectory, the replacement of the stained glass window of the large western gable in the abbey church and finally the construction of large organ. The Abbey's 9th centenary was celebrated in 1991.
On October 10th, 2013, the Abbey sent 13 monks to St. Paul Abbey in Wisques (Pas-de-Calais), to help the aging community. Consequently, the Abbey will adopt the extraordinary form of Roman ritual
Architecture
The Notre-Dame abbey church in Fontgombault shows Romanesque architecture. Its floor plan is cruciform and is orientated, as the most Christian churches, to the southeast towards Jerusalem and its chancel is slightly veered out to the left. The abbey church is rather similar with that St. Nicholas church in Blois, built in 1138 as St. Laumer abbey church.
Its chancel has double side aisles flanked by five radiant absidial chapels. Its apse has three levels: large arches, blind arches opening on roof spaces, and windows encircled with arches. A lot of light enters through these windows and through the large ones located in periphery of the ambulatory.
The transept lateral walls have only two large windows and are remarkable by their bareness. The central nave and side aisles have a window in each of the eight bays. The abbey church portal is vaulted by a series of archivolts on four rows, but does not have a tympanum.
The abbey church is 263.8 feet (80.4 metres) long inside. Its nave is 157.1 feet (47.88 metres) long and its transepts have a 96.2-foot (29.33-metre) width. The main nave vault 57.7 feet (17.6 metres) under the keystone and its dome is 74.5 feet (22.7 metres) high.
The Organ
This large instrument was built, from 1984 till 1994, by the monks under the supervision of organbuilder Michel Jouve. Certain pipework come from a former Cavaillé-Coll organ.
Originally, the instrument was designed for the performance of the baroque European repertoire. Tonal structure, division layout and architecture were designed with this objective. Such an instrument had to sing and enhance Benedictine liturgy. During its construction, the tonal structure was to be discrete and modest; this completely laudable vision forced the organbuilder to make a number of acoustical and harmonic compromises in order to achieve a rather neutral sound picture.
In 2012, after long and loyal services, it was decided to resolutely inscribe the instrument into the style that should have been its at the very beginnings. Abbot Dom Jean Pateau asked organbuilder Franck Bistocchi, of Saint-Paul-en-Cornillon (Loire), to review the voicing of the instrument. He recommended a drastically opposite vision by giving to every division all the colour and eloquence sensed by the stop list.
We know the key role played by the location of the organ in a building for the sound distribution. In this case, the organ is located at the transept crossing, at the end of a transept arm. Consequently, it needs considerable energy to free itself from numerous reflections tending to lock it up in its location.
The organcase and the facade design obey the French organcase main rules, mixing both elegance and proportion, such as they can be read and found in Dom Bedos de Celles' treatise, which was used for the technical design of the instrument. An infringement to this equilibrium was added with a lot of finesse and discretion; it is about the traditional position of the large North German pedal on the floor. These two discreet and large extensions contain all Pedal pipework except for the Trompette and the Cornet which are located on the same level as the Grand-Orgue.
The back Positive division is located on the floor with pipe mouths at a man's level; this layout is not very common since most large French organs are located in a gallery giving the audience a much more homogeneous sound picture and made proportional to the Grand-Orgue. If this sound plan keeps its classical composition, it becomes acoustically a first plan division. All mutations and the 4' Flute are conical reinforcing the second and third harmonic. This choice leads to a rather contrapuntal picture as it could be heard in German or Flemish organs.
The Grand-Orgue division is truly classical French with large and generous scales. These diapasons have tendency to sound the thirds giving this division a rather harmonic sound. Similar to the classical French instruments in Souvigny and in St. Maximin, this division is theatric, in a sense that its colours and its various combinations echo the feelings or nature of the human soul with a haughty and lively Cornet, a husky and melancholic Grosse Tierce and a good-humoured Nasard that will dialogue with the rather mockery and mutineer Cromorne of the Positive.
The third manual, called the Echo, is enclosed in a swell box that opens against a wall of the building. We must see a reminiscence of a Rhenish Brustwerk (Chest Positive) with shutters to muffle sound and act as echo. Besides, its stop list brings it even closer thanks to the presence of a Cymbale Tierce, a Flûte à biberon from the Norman organbuilding and of a double cone Régale. This enclosed division is in no way close to the Echo division found in romantic organs.
The fourth division called Récit could be related to the Kronwerk (crowning division) found in German organs. It crowns the main organcase's major turret and thus its Récit designation since it contains a French Hautbois and a mounted Cornet.
The Pedal is clearly German with large compass, pyramidal harmonic composition and large 5-rank Plein-Jeu.
The instrument's reeds battery is not clearly related to any organ school. The Grand-Orgue reeds do not follow Dom Bedos post-classic cannons, both by the form of the shallots (here beaked) and by the size of the resonators. The Cromorne is like a narrow Diapason and follows the linear progression of the length of cones contrary to the French Cromorne. The small sized wooden Bombarde uses Silbermann reeds with conical tear-drop lead shallot.
The 24-rank Plein Jeu uses harmonic structure except the Echo's and Pedal's Plein-Jeu which are contrapuntal.
Faced with diverse available pipework, the choice was made to use the eloquence of the pipes in the service of the whole unit by inscribing every sound plan into the style dictated by its composition and pipe sizes. The voicing was dictated first of all for the Bach's eminently contrapuntal music by searching for polyphonic clarity; to do this, voicing being surely ascending not linear, searching for the clarity of the rich harmonic medium low, a clear bass, and a powerful singing. Pipe flues are wide, the languids are high for the principals and are rather low for the flutes; air is aimed rather to the outside giving an important and necessary role to the transitionals.
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon en bois | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | Nasard | 2 2/3' | |
| Flageolet | 1' | Doublette | 2' | |
| Plein-Jeu 1' | V | Grosse Fourniture 2' | I-II | |
| Cromorne | 8' | Petite Fourniture 1 1/3' | III | |
| Cymbale 2/3' | IV | |||
| Dessus de Cornet | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Écho |
IV. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Flûte | 8' | |
| Flûte à biberon | 4' | Flûte | 4' | |
| Quintaton | 4' | Flûte | 2' | |
| Flûte | 2' | Cornet | II | |
| Plein-Jeu 1/3' | III | Hautbois | 8' | |
| Cymbale tierce | II | Tremblant | ||
| Régale | 8' | |||
Pédale |
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|---|---|---|
| Soubasse | 16' | |
| Flûte ouverte | 16' | |
| Bourdon | 8' | |
| Principal | 8' | |
| Prestant | 4' | |
| Flûte | 2' | |
| Fourniture 2' | IV-V | |
| Bombarde | 16' | |
| Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | |
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